-*/ 1er chapitre /*-
Schau dich um, dann siehst du mich.
Regarde autour de toi et tu me verras.
Ce n'est pas un jour comme les autres, aujourd'hui les correspondants allemands viennent. Mais je ne pourrais pas les accueillir. Pour la simple et bonne raison que je suis encore une fois de plus à la bourre. Ce n'est pas de ma faute, ce matin, tout me décide à me faire chier. Mon mascara qui coule, mon crayon noir pas taillé, mes bas en résille qui s'éffilochent. En gros j'arriverais en retard pour la centième fois. Ce n'est pas un soucis. Je deteste les cours, je viens juste parce qu'avec ma copine Adèle, on se paye de bon trip n'importe ou, et aussi parce que c'est ma petite amie. Ca vous épate pas moi. Au contraire, je trouve ça répugnant de sortir avec quelqu'un du sexe opposé. Mais les gens font comme ils veulent.
Je marche tranquillement sans me présser. Je vais pas me péter un talon pour les beaux yeux des profs quand même? Je suis en première Littéraire, et oui, je parle français [ logique ] anglais en bilingue, mais aussi allemand, je suis entrain de me parfaire. J'aime pas mon prof de langue, mais cela ne m'empeche pas d'avoir de bonnes notes. Ben quoi, je porte prantiquement que des jupes et je suis en première place.
C'est ca de jouer les pétasses dans le lycée, mais j'aime quand on me regarde, et j'adore être différentes des autres. J'ai mon style et celui la personne ne me le prendra.
J'arrive enfin devant le lycée. Une grande batisse avec des baies vitrées partout sur les murs, mon lycée est un batiment solaire. Soit il fonctionne qu'avec la lumière du soleil. C'est esthétique [ de ce fait il y a que des baies vitrées partout même à l'intérieur. ] Mais en plus il est écolo. L'est pas belle la vie? Ok, je me tais, je marche jusqu'au portail, là je m'arrette devant la foule entassé devant les portes.
Et ben il y a du people, pour une fois. Je me faufile entre les personnes, bousculant et trouve la sortie un peu plus loin.
Dans le couloir, personne. Sont tous à l'extérieur ou quoi? Je marche tranquillement, monte les escaliers doucement, en faillant à plusieurs reprises dévaller les marches sur le cul. Car en plus mes talons aiguilles sont tellement fins et serrés que j'ai du mal à marcher avec. De plus son nouveau, je les ai acheté hier, comme le haut tout déchirer avec un decolletté plongeant et la jupe noir à dentelle.
Je m'arrette devant les portes de cours, je fouille dans ma mémoire.
C'est quoi déjà le numéro. Après un long moment de refléxion, je m'aventure entre les salles à la recherche de la mienne. Connaissant pas le numéro, je vais surement devoir taper à toutes les portes. T.T Pourquoi moi?
Après 10min, l'emplacement de la salle me revient subitement en mémoire. Je vais pouvoir aller en cours, même si le coeur n'y est pas. Je me place devant la porte, puis toque deux ou trois fois. Ah mince j'ai oublié d'aller chercher un mot, le prof va encore gueulé pas grave. u.u
La porte ne s'ouvre pas, et merde. Je soupire d'exaspération, tant pis, j'y vais pas. Je reviendrais à la fin de l'heure, j'en ai marre de me decarcaser pour rien. Je retourne dehors. Oui, en effet j'aime pas rester enfermé dans une piéce. Moi je veux bouger voir du monde parler. Même si mes chaussures ne le permettent pas.
Je descend les escaliers tranquillement, puis fais le tour du batiment pour sortir, cela m'évitera de passer devant le bureau du dirlo. Je m'arrette net quand je vois une ombre plus loin. Seul, moi et Adèle connaissaient ce passage. Ce qui nous permettait de ne pas aller en cour et de faire l'école busonière. C'est pas bien? Qui ne l'a pas fait.
Je m'approche, prêt à dire salut et à viré ces inconnus. En plus ils sont deux et se roulent un patin. Ok, je comprend. L'un deux sent ma prèsence, il se retourne, je me fige.
Moi: Adèle?
Adèle: Arg.
Elle se retire des bras du blond, et se remet en place les vêtements, elle vient vers moi et me sourit. J'en crois pas mes yeux, elle s'est tourné vers les mecs, elle m'a quitté pour ce blond aux dreads que je n'avais jamais vu.
Moi: Tu fous quoi là?
Adèle: Et ben, ...
Moi: Pas besoin de te justifier va.
Adèle: J'ai bien le droit d'essayer autre, moi je suis bi, je te rapelle.
Moi: T'était pas censé être avec moi?
Adèle: T'as roulé un patin à Laétitia hier.
Moi: Ah oui.
Et merde, j'étais cassée. J'aimais pas être avec une seul personne, et bon fallait bien que je m'exerce sur t'autre personne pour être au top pour Adèle. Le jeune homme reste en retrait, mais suit du regard tous les mouvements de ma copine et de moi, mais c'est qui relooke ma poitrine la. Je lui lance un regard noir. Et prend Adèle par le bras pour la tirer un peu plus loin.
Adèle: Qu'est ce que tu fous?
Moi: Parlons ailleurs.
Adèle: Toute façon, il comprend po.
Moi: Ah bon?
Je me stoppe net, pourquoi il ne comprendrait pas. Il sait pas parler? Elle se fout de moi.
Adèle: Il est allemand!!!
Moi: Ah oui, il y a les corres aujourd'hui.
Adèle: Me dis pas que tu as oublié, toi qui été si préssée de voir les allemandes.
Elle me sourit et nous éclatons de rire ensemble. C'était vrai, j'avais eu des pensées grivoises envers ses visiteurs qui venait squatter notre lycée pendant deux semaines.